copie_de_le_mistigri9                                                  « «  Y EN A MARRE  » »

Il y a du nettoyage à faire dans le département de la marine.

Si les politiques ne sont pas toujours à la hauteur, on peut dire que l’administratif  ne vaut guère mieux.

Comment y gère-t-on l’argent du contribuable ...  on se le demande.

On signe un contrat avec une société privée pour désamianter le porte-avions  Le Clemenceau.

Sur quelle base de carnet des charges, puisque à la signature, il semble que l’on ne connaissait même pas le poids d’amiante à enlever. On va encore dépenser de l’argent pour faire une expertise lorsque le porte-avions arrivera à Brest. C’est fou ce que les politiques aiment faire comme enquêtes, expertises ou contre-expertises. Ils sont généreux avec l’argent du citoyen.

Cette société de désamiantage a avancé un certain tonnage d’amiante enlevé, mais quelques mois plus tard une indiscrétion soulève le fait qu’il manquerait 30 tonnes d’amiante (excusez du peu) par rapport au poids annoncé par cette société.

Rien n’est contrôlé, on balance l’argent du contribuable à l’aveuglette. Il n’était pourtant pas difficile de reprendre le cahier des charges établit lors de la construction du porte-avion pour en connaître les éléments incorporés.

Il y avait eu il y a peu d’année les magouilles avec l’amirauté de Toulon. On ne peux pas dire que les peines avaient été proportionnelles aux sommes détournées.

Il y a des citoyens qui se retrouvent avec les huissiers, voir d’aller en prison pour des sommes minimes non payées à l’Etat alors qu’il y en a qui s’en mette des paquets dans les poches impunément ou presque.

C’est quoi cette République bananière ??

Décidément notre marine, depuis Trafalgar ne s’en est jamais remise. Traumatisée depuis qu’on a pris le Charles de Gaulle pour aller fêter cette défaite à la demande des rosbifs. Il est sûr que le « Grand Charles » a dû faire des loopings dans son cercueil depuis ColombeyAlors qu'on ignore une des plus belles victoires de l'armée française, Austerlitz. On marche sue la tête. On s'ancre véritablement dans un esprit défaitiste.

On ne peut pas dire  que beaucoup d’heures de gloire ont été écrites par la « Royale ;

- Le 3 juillet 1940, saisie des bateaux de guerre français ancrés dans les ports anglais, l’occasion était trop bonne.

- Le 4 juillet 1940, Mers El Kebir. Les Anglais, nos alliés,  font feu sur une partie de la flotte française, 1 297 marins tués.

- 1942, sabordage du restant de la flotte française en rade de Toulon.

Plus loin il y a eu l’histoire du France, emblème et vitrine de la France, le cul tourné à Saint-Nazaire, comme le chante M.Sardou. Le pauvre, il n’en a pas terminé de ses déboires, lui non plus, malgré ses changements de patronymes. Triste fin à prévoir dans les chantiers indiens.

Et maintenant notre « Clem » qui se ballade tristement en remorquage de mers en mers en ne sachant où aller mourir. Triste agonie. Nouvelle page peu glorieuse qui est entrain de s’écrire pour notre marine.

Le gouvernement et le ministre des armées, semblent avoir été les seuls à être capables de se leurrer autant sur la suite du feuilleton  écrite à l’avance. Dès les problèmes rencontrés à l’entrée du Canal de Suez, il était aisé de deviner la conclusion ce qui allait suivre. Beaucoup, dans les couches de la société, l’avait senti venir.

Ce qui me désole, c’est de voir la réjouissance qu’en tirent certains Français. Un comportement abject de l’opposition, se moquant pas mal du ridicule de la situation dans lequel se trouve notre pays. Elle en tire comme une gloriole personnelle alors qu’elle n’a jamais esquissé le moindre désir de régler la situation du « Clemenceau » en train de rouiller aux quais de Toulon.

On aurait mieux fait de le couler au large de Toulon. Il aurait eu une fin plus honorable en devenant un site sous-marin à visiter ainsi qu’un havre pour poissons.

Au vu de toutes les sommes dépensées, peut-être serait-il opportun d’envisager un côté positif  de cette aventure.

Au vu du nombre de bateaux de tout genre à démanteler chaque année, avec les infrastructures portuaires que nous avons et souvent sous employées, ne saurait-il pas envisageable de créer une industrie de démantèlement et de récupération.. ?

Ce qui ferait également un beau contingent des emplois à créer, à condition que les CGTistes ne se mettent pas à défiler à peine l’entreprise installée.

Il est possible avec les moyens techniques que nous avons de palier au coût. Nous avons une industrie sidérurgique, telle que Arcelor, qui serait heureuse de traiter l’acier et la ferraille ainsi récupérés.

Mais comme le dit quelqu’un dans le poste.…..vous savez ce que j’en dis…… ce n’est  juste que mon avis.

Le Mistigri.

A vos commentaires et bonne journée à tous.

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